• L’enfant qui mesurait le monde

  • 18 octobre, par Sylvie Hendrickx

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  • Un roman où poésie et réalisme se complètent avec justesse et élégance

ARDITI Metin, L’enfant qui mesurait le monde, Grasset, 2016

L’île grecque de Kalamaki offre un étonnant contraste entre des paysages fabuleux où survit la splendeur de la Grèce éternelle et une situation économique dégradée et difficile. Là vivent trois personnes dans la proximité de leur solitude respective. Tout d’abord, Yannis, un enfant autiste qui ne parle presque pas, mais qui entretient avec les chiffres une relation qui dépasse l’entendement. Dans un quotidien de rituels immuables où toute variation crée un désordre insupportable, l’enfant tente de mesurer l’ordre du monde et d’en maîtriser le chaos. Sa mère Maraki, quant à elle, use, dans le labeur harassant de la pêche à la palangre, ce qui lui reste de force et de jeunesse. Eliot, enfin, un architecte retraité qui porte le deuil de sa fille, tente de retrouver du sens à sa vie en étudiant la beauté absolue de l’antique chiffre d’or.

Tout ce petit monde est bousculé lorsqu’une société immobilière soumet le projet de bâtir sur l’île un fructueux et gigantesque complexe touristique. Entre volonté de relance économique et respect de la nature, les habitants se divisent. Au milieu de ce conflit, Yannis, cet enfant pas comme les autres, se révèle peu à peu la clé de la réconciliation.

De ce roman multiple aux destins enchevêtrés, on retiendra la belle construction des personnages, sensibles, attachants et terriblement humains, ancrés dans une Grèce, elle aussi décrite avec grâce et poésie. L’enfant qui mesurait le monde fait partie de ses livres que l’on aime découvrir et qui procure un vrai bonheur de lecture.

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