• Entre ciel et terre

  • 24 mars 2016, par Sylvie Hendrickx

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  • Premier récit traduit de cet auteur islandais fascinant, à l’écriture dense et d’une infinie poésie.

KALMAN STEFANSSON Jon, Entre ciel et terre, Folio, 2011

Dans l’Islande sauvage du 19e siècle, au cœur d’un village posé à l’extrémité du fjord, les marins saisonniers se confrontent à la mer, fascinante, hostile et nourricière. Parmi ces hommes endurcis par l’âpreté de la nature, Baldur et le « gamin » se distinguent par leur amitié lumineuse et un amour vital de la littérature qui les rend inséparables. Jusqu’à cette funeste sortie en mer dont Baldur ne rentre pas vivant. Trop occupé à s’imprégner de poésie, il est parti sans sa vareuse et le froid polaire qui souffle sur la mer ne pardonne pas aux rêveurs. Anéanti, le gamin quitte le village en quête du vieux capitaine auquel appartient le livre meurtrier de son ami, mais surtout en quête d’une justification à son existence. Faut-il rejoindre son ami dans la mort ou lui survivre ? On s’immerge au fil de ces pages dans le destin d’hommes à la fois communs et admirables, des vies faites de pertes, de douleurs, mais aussi d’espoirs et de rêves. Une prose poétique et un souffle narratif d’une puissance exceptionnelle, d’une densité rare, confère à ce récit une dimension atemporelle et universelle… Tandis que les mots agissent, sous cette plume remarquable, comme « des brigades de sauveteurs » capables de tirer de l’oubli les vies éteintes des êtres perdus et tant aimés. Le premier tome envoûtant d’une trilogie faite d’ombre et de lumière.

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